Une douche froide un matin, et la question tombe : panne ou simple coupure ? Avant d'appeler, quelques vérifications sans risque permettent souvent de trouver la cause, ou au moins de la décrire précisément au plombier. Ce guide concerne surtout les chauffe-eau électriques à accumulation, les plus répandus.
Sommaire de l'article
Vérification 1 : le disjoncteur
Au tableau électrique, le chauffe-eau a en principe son propre disjoncteur. S'il est en position basse, remontez-le une fois. S'il redescend aussitôt ou dans les heures qui suivent, n'insistez pas : il y a un défaut électrique, souvent une résistance en panne, et il faut un professionnel.
Vérification 2 : le contacteur heures creuses
Beaucoup de chauffe-eau ne chauffent que la nuit, commandés par un contacteur jour/nuit au tableau. Il a généralement trois positions : automatique, marche forcée et arrêt. Passez-le en marche forcée quelques heures : si l'eau chauffe, le chauffe-eau va bien et c'est la commande heures creuses qui pose problème. Remettez-le ensuite en position automatique.
Vérification 3 : le réglage du thermostat
Un thermostat réglé trop bas donne une eau tiède. La bonne plage se situe autour de 55 à 60 °C : assez chaud pour limiter le développement des bactéries, sans accélérer l'entartrage. Le réglage se fait sous le capot électrique : si vous n'êtes pas à l'aise avec l'électricité, laissez-le au plombier.
Les pannes les plus courantes
- La résistance : entartrée, elle chauffe mal ; grillée, elle ne chauffe plus du tout ou fait disjoncter.
- Le thermostat : il ne commande plus la chauffe, ou coupe trop tôt.
- La sécurité de surchauffe : elle coupe tout si l'eau devient trop chaude. Elle peut être réarmée, mais il faut comprendre pourquoi elle a sauté, souvent à cause du thermostat.
- Le calcaire : une épaisse couche au fond de la cuve isole la résistance et réduit le volume d'eau chaude. Il se signale souvent par un crépitement pendant la chauffe (voir chauffe-eau qui fait du bruit).
Réparer ou remplacer ?
Résistance, thermostat, joint, groupe de sécurité : ces pièces se remplacent en une intervention. En revanche, si de l'eau s'écoule de la cuve elle-même, elle est percée et ne se répare pas. Au-delà de 10 à 15 ans, une grosse réparation est rarement rentable, surtout avec une eau calcaire. Le plombier peut chiffrer les deux options pour que vous choisissiez. Pour comparer les modèles, voir quel chauffe-eau choisir.
Et les chauffe-eau au gaz ou thermodynamiques ?
Pour un appareil au gaz, n'allez pas au-delà du réarmement prévu par la notice : faites appel à un professionnel qualifié. Pour un chauffe-eau thermodynamique, notez le code d'erreur affiché : il oriente directement le diagnostic.
Interventions, délais et prix : voir la page dépannage de chauffe-eau. Si la panne est liée au tartre, la robinetterie souffre souvent aussi.
Faire intervenir un plombier
- Dépannage de chauffe-eauPlus d'eau chaude, groupe de sécurité qui fuit, cuve percée : réparer ou remplacer.
- Robinet et mitigeurRobinet qui goutte, mitigeur bloqué, vanne d'arrêt qui ne ferme plus.
À lire aussi
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- Quel chauffe-eau choisir ? Capacité, type et prixLa bonne capacité selon le foyer, les technologies et leurs coûts, l'emplacement, et les erreurs à éviter au moment de remplacer.